La magistrature est amorale.

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Mercredi 28 décembre; François Hollande accorde à Jacqueline Sauvage une grâce présidentielle totale avec remise en liberté immédiate.
Des magistrats crient au scandale.  Selon eux,  Jacqueline Sauvage “ continue de se poser en victime “ (sic), ne se sent pas assez coupable, ce qui est intolérable et justifie son maintien en prison.
Elle n’aurait pas dû tuer la bête immonde qui la battait, la violentait depuis combien ? Quarante, cinquante ans ? Excusez-nous du peu ! Du tyran sadique qui violait ses propres filles. Elle devait respecter sa condition de femme abandonnée à son tortionnaire  et rester discrète dans les affres de la souffrance et de la souillure, dont les juges, se défaussent ignominieusement..
Les juges atteints de déformation professionnelle comme dans toute activité où l’on s’investit, pensent le droit, édictent le droit, deviennent la loi.
En entrant dans la carrière, ils avaient probablement quelques tendances à l’obéissance et à la rigueur. Ces tendances seront renforcées jusqu’à devenir consubstantielles à  leur fonction puis à leur personnalité, au point de les rendre réellement psychorigides.
Pour ne pas voir leurs décisions troublées par une émotion pernicieuse, ils devront pratiquer “le déni de conscience morale” : la conscience morale, une sensibilité gênante , qui pourrait altérer leur jugement et dérégler leur allégeance au code et à la chose légiférée !
Le savent-ils ? Ils vont perdre ou ont déjà perdu tout sens moral.
La côte de popularité de Hollande monte, la leur est en train de dégringoler.
Il n’est pas bon pour la démocratie d’avoir une magistrature sous influence, mais ce qui est pire, c’est une magistrature omnipotente qui perd la tête et toute humanité !
Traduction en termes CLERE
L’ Exactitude (la loi), privée de la pondération de Conscience (l’éthique universelle), conduit au rapport de force et à la spirale conflictuelle : celle qui oppose désormais la magistrature à l’opinion publique.

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