Paradoxe, contradiction ?

bodjo-coup-tete-a4

Je vais essayer de faire court pour ne pas vous “ennoyer” !
A ce propos, je me disais, ce matin :  comment capter l’attention d’un lecteur quand par bonheur, parmi les circuits infinis de la toile, un seul, un terminal, le fait tomber sur un de mes articles, mes  petits et modestes produits de cervelle !

“Chlac !” le lecteur vient de se poser ! Va t-il rentrer dans la pensée du jour ?  Ou va t-il aussitôt déguerpir.

Non, il est intrigué ! Mais ne faut pas lui fatiguer ses yeux avec des mots et encore des mots abstraits…. sans chair ! “L’abstraction”, c’est sinistre ! Enfin, quand l’abstraction ne te touche pas !

Il lui faut de la chair à mon lecteur !
Il lui faut… il nous faut à TOUS quelque chose à nous mettre sous la dent, comment dire ?
Nous avons besoins de prendre du plaisir !

Plus prosaïquement, de jouir !
De nous dilater !
D’être remués dans le ventre jusqu’à la tête !
D’être électrisés par des ondes  piquantes et chaudes !
D’être secoués, réveillés, “adrénalinés”, scotchés, épatés …
Autrement dit accrochés, reliés au contact, à la parole, au regard, au toucher d’un autre, d’une autre, qui s’adresse à vous, qui, comme vous, a besoin, d’un échange fort, vrai, sensible, chaleureux, vivant…. bien incarné quoi !

J’y reviens, à la chair, au corps, aux sensations fortes, à la splendeur des émotions, là sous la peau… pour conclure en constatant ce paradoxe, cette contradiction :

  • Jouir de la vie via les impressions, l’impact de l’environnement et des personnes sur nos corps est le plus essentiel de nos besoins sociaux.
  • Et cependant, dès que l’on passe le seuil de sa porte pour s’en aller franchir celui du boulot, le corps peu à peu s’éteint, se met en veilleuse… il va se tendre ou se tasser, se ratatiner.

Dans les entreprise, on épure et on s’épure, on purge, on castre, on mutile les élans. Cela se traduit par  de la crispation,  de la retenue, de l’ordre, de l’ordre, et du sérieux, de l’austère et des mines sombres, et de l’apnée : un blocage mortifère !

Et la créativité là-dedans ? Créativité où t’es ? Alors où t’es ? Où t’es ? Où t’es ?

PS : Pas de créativité sans émotions en liberté !

2 Comment

  1. Laurent says: Répondre

    Un corps qui respire et s’exprime ouvertement au travail ? Si ça rit et ça se dilate dans le plaisir des sensations ! C’est de la pornographie !
    De toutes façons en entretien de recrutement, tu n’as pas intérêt à occuper trop d’espace sur la chaise. Les deux zigotos qui te jaugent et te jugent pourraient te trouver remuant, agité ou instable; en définitive, émotif ! Ce qui ne serait pas bon pour toi.

  2. Jack says: Répondre

    On se ferme, on s’enferme; on se mure et on meurt… c’est alors qu’ils s’émeuvent :
    “On ne comprend pas; c’était quelqu’un de dépressif; trop stressé; trop fragile; pas armé pour le métier. Bon les gars, faut se remettre au boulot !”

Laisser un commentaire